Un lieu, il rentre à Paris avec

      Un deses oncles, capitaine de navire, qui va à Martinique,le tient à son bord ; les accables de la navigation et le service d’agissementsauquel nous l’astreignons font incessamment allonger ses illusions. Ramené au « Havre »et blasé  de la destinée maritime, il estplacé au collège des « Jésuites de Caen ». Il  s’y  glorifie à lapenséed’aller au loin convertir les peuples barbares ; son père calme cet  enthousiasme en le renvoyant faire saphilosophie au collège de Rouen.Il  entre après à l’école nationale des ponts etchaussées à l’âge de vingt ans et devient ingénieur en 1758. Envoyé en cettequalité à l’armée, à Düsseldorf, sasusceptibilité et son insubordination le font destituer ; donc il retourneau Havre, où son père s’est remarié. Il ne pouvait pas concilier avec sabelle-mère, il vient à Paris en 1760.

L’année suivante, il demande à être envoyécomme ingénieur à l’île de Malte mais la guerre n’ayant pas lieu, il rentre àParis avec une intention d’enseigner les mathématiques.             Situation éphémère : le jeunehomme assoiffé d’horizons nouveaux, va consacrer sa vie aux voyages et rêver defonder une république idéale. Il tente la fortune à l’étranger  et emprunte quelque argent, il part ensuitepour la Hollande, et de là se rend à Saint-Pétersbourg, plein d’espoir dansla bienveillance connue de l’impératrice Catherinepour les Français. Pourvu d’une sous-lieutenance dans le corps du génie, il neparvient pas faire agréer au Gouvernement le projet d’une compagnie pour ladécouverte d’un passage aux  indes par laRussie.

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         Il se retire à Ville-d’Avray, où illoue une chambre chez le curé, et met en ordre ses souvenirs de voyage et rédigedes mémoires sur la Hollande, la Russie, la Pologne, la Saxe, la Prusse.Il tourne son esprit systématique vers des spéculations hasardeuses. « J’ai  recueilli,écrit-il, sur le mouvement de la terre des observations, et j’en ai formé unsystème si hardi, si neuf et si spécieux, que je n’ose le communiquer àpersonne…Je m’accroche à tout, et laisse flotter çà et là des fils, commel’araignée, jusqu’à ce que je puisse ourdir ma toile. »1.              Cesprojets littéraires encore retardés, il sollicite et obtient un brevet decapitaine-ingénieur pour l’île de France, et part en 1768 où il lui faudraconvaincre  le gouverneur de l’île queles forêts primaires avec  une gestionraisonnée du développement agricoles sont nécessaires à la conservation des solset du climat si riches et le respect aussi de l’environnement et de la natureen général. Donc, il essaie de séduire FrançoiseRobin.      Il se fixe dès sonadolescence un idéal de vie heureuse et vertueuse dans un cadre naturel.

Sesétudes achevées, il devient ingénieur, mais rêve de fonder quelque part unerépublique selon ses vœux : hanté par ce rêve, il entreprend un grandvoyage en 1761 ; puis, en 1768, embarque à destination de Madagascar et séjourne plus de deux ans àl’île de France, d’où il rapporte des visions enchantées. En, 1772, il fait laconnaissance de Rousseau et noue aveclui une amitié féconde : tous deux communient dans l’amour de la nature etla haine de la société.           Bernardin demeurera trois ans aux Mascareignes, et rapporta ces voyagesdans un gros ouvrage publié en retour en 1773 : voyage à l’île de France, àl’île de Bourbon et au cap de Bonne-Espérance, par un officier du roi (Amsterdam et Paris, 1773, 2 vol.in-8°).

           Encouragé par son ami, il entame, en 1773, le grand ouvrage de savie, les études de la nature :les trois premiers volumes paraissent en 1784 ; le  1-      http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Henri_Bernardin_de_Saint-Pierre/108558#IbXTGt8mrcABvfl7.99quatrième,constitué par le récit de Paul etVirginie, en 1787. Sous la Révolution, il est nommé intendant du Jardin des Plantes, professeur demorale à l’Ecole Normale Supérieureet, en 1795, membre de l’Institut.

Il survit par son récit Paul et Virginie (1787), qui constitue le quatrième et derniervolume de ses Etudes de la Nature. 1.    Ses œuvres :              Le talent de peintre de la nature de Bernardin de Saint-Pierre est le plus                                                                                                                                                  apparentdans son Paul et Virginie (1787). Chef-d’œuvrede Bernardin, «  dont on auraitpeine à trouver le pendant dans une autre littérature », présente, surfond d’un paysage neuf et grand, deux gracieuses créations de figuesadolescentes, et peint la passion humaine dans toute saflamme. « Presque tout, en a dit Sainte-Beuve,est parfait, simple, décent et touchant, modéré et enchanteur.

        Les images se fondent dans le récit eten couronnent discrètement chaque portion, sans se dresser avec effort et sansvouloir se faire admirer. Ceux quifigurent  Bernardin de Saint-Pierre d’après sesœuvres, se le représentent comme un suave bonhomme, au sourire angélique, àl’œil humide, les mains toujours ouvertes pour bénir ; c’était un nerveux,inquiet, chagrin, pétri de fierté et d’amour-propre, ambitieux, aventureux,toujours mécontent du présent, et toujours ravi dans l’avenir qui le dégoûtaiten se réalisant, un solliciteur aigre, que le bienfait n’a jamais satisfait,mais a souvent humilié, un égoïste sentimental, qui aimait la nature, lesoiseaux, les fleurs, et qui a sacrifié à ses aises, à ses goûts, les viesentières des deux honnêtes et douces femmes qu’il épousa successivement ;il accepta ces dévouements béatement, paisiblement, comme choses dues, sans unmouvement de reconnaissance, sans même les apercevoir.       Cependant, son œuvres’explique par son caractère parce qu’il se rejette vers la nature ; ill’interprète selon le besoin de son cœur ; il réalise son rêve

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