Partie Phillipe Dreyfus, qui était l’ancien vice-président

Partie1 : Une introduction à l’informatique balistique.Le mot « informatique » a étécréé en 1962 par Phillipe Dreyfus, qui était l’ancienvice-président de Capgemini ; autrefois nommée Sogeti, une ESN(Entreprise de services du numérique). Il s’agit de la premièreentreprise de ce genre en France, et la sixième au niveau mondiale.

Plus précisément, ce terme provient de la contraction des mots« information » et « automatique », il s’agitdonc d’un néologisme. Même si l’informatique s’est surtoutdéveloppé pendant le 19ème et 20ème siècle ; il estinconcevable de nier le fait que la Seconde Guerre Mondiale a aussicontribué à son développement.John von Neumann, un mathématicienaméricano-hongrois a travaillé au coté des armées durant laSeconde Guerre Mondiale pour mettre au point des machines de calculspermettant de traiter un grand nombre de données (c’est pourquoi ildéveloppa la méthode de Monte-Carlo pour économiser un temps decalcul considérable). En effet, un calculateur humain mettaitenviron 3 jours pour calculer une seule trajectoire de tir, alorsqu’une machine de calcul, nommée analyseur différentiel, permettaiten seulement 15 secondes d’acquérir des tables de calculs efficaces.

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L’analyseur différentiel a été inventé en 1876 par James Thomson,mais la première version utilisable fut inventée par John vonNeumann et Vannevar Bush, un ingénieur américain. Cependant, enraison d’une demande excessive, des calculateurs humains ont étéemployées par centaines en 1943 par le BRL (Balistic ResearchLaboratory) pour trouver les trajectoires, mais il en fallait desmilliers par table de calcul pour trouver une seule trajectoire !Partie2 : ColossusLes premiers ordinateurs furent conçusdurant la Seconde Guerre Mondiale. Construit en 11 mois par l’équipede Thomas Flowers au Bletchey Park, un ingénieur anglais de laSeconde Guerre Mondiale ; il fut le premier calculateurélectronique basé sur le système binaire (qui utilise des bits,qui prennent respectivement les valeurs 0 ou 1, c’est-à-dire faux ouvrai : c’est un concept qui est désormais quasiment utilisédans tous les ordinateurs). Capable de réaliser environ 5000opérations par seconde, il a été utilisé durant la Seconde GuerreMondiale pour la crytanalyse (le décryptage) du code Lorentz ;qui fut utilisé par les haut dirigeants Allemands pour communiquerde manière sécurisée.

Il s’agissait donc de donner un grandavantage aux alliés comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni (quis’opposent aux forces de l’Axe représentée principalement parl’Allemagne nazie). La machine de Lorenz, conçue parSiemens et Lorenz permettait de coder 1,6 million de milliards decombinaisons. Un long texte fut envoyé par un opérateur Allemand ;toutefois, une opportunité a été saisie par les Anglais quipermirent à Tutte ; un mathématicien et crytanalystebritannique, de comprendre comment était codée la machine deLorentz. Max Newman a conçu les principes de la machine, et TommyFlowers a mis œuvre ces principes pour construire la machine, qui aau final été constitué de 2400 tubes à vides et de relaisélectromagnétiques pour posséder les fonds suffisants à laconstruction.Grâce à cela, les Anglais ont su queHitler attendait un débarquement dans le Pas de Calais, ce quipermetta de sauver la vies de beaucoup de soldats.Partie3 : L’ENIACDe son acronyme ENIAC,signifiant Electronic Numerical Integrator and Computer ;l’ENIAC était le premier ordinateur numérique programmable,construit pendant la Seconde Guerre Mondiale par les Etats-Unis.

L’ENIAC correspond à un projet qui fut dirigé par John Mauchly, unphysicien et ingénieur américain ; mais notamment par JohnPresper Eckert, aussi ingénieur américain, et leurs collègues del’université de Pennsylvanie : l’objectif de cette opérationqui a commencé en 1943 sous la direction de Herman Goldstine ;était de créer un ordinateur « tout électronique ». Ilfut tout d’abord utilisé pour la construction de bombes hydrogènes.Même s’il fut surtoututilisé pour produire des tables de calculs balistiques, certainesfonctions que nous utilisons aujourd’hui dans nos ordinateurspersonnels étaient présentes dans cet ordinateur. On peux parexemple citer le « plugboard » qui peut être compriscomme « panneau de contrôle ». Ces plugboardscontiennent des prises ou des ensembles de prises qui peuvent êtreutilisées pour raccorder des cordons dans un circuit électriquedans le but de le compléter. Cela permettait de programmerl’ordinateur pour lui communiquer des instructions électroniques(des instructions comme si {condition} alors {exécuter le blocd’instructions, comme retour à la ligne}). L’issue propre à cetordinateur est qu’à chaque nouveau problème, il fallait de nouveaule programmer avec un autre câble ; toutefois, c’est en quelquesorte ce qui le rend programmable et flexibl : il peut êtreutilisé pour résoudre un nombre élevé de problèmes, pour ne pasdire infini.

Le coût de l’ENIAC étaitd’environ 400000 dollars, les élements permettant de justifier ceprix sont les suivants : il contenait 70000 tubes électroniquespour amplifier le signal électronique, 10000 condensateurs, 6000commutateur permettant d’effectuer des choix multiples surl’ordinateur, 1500 relais ; en ajoutant qu’il permet de réaliser5000 opérations par seconde, il est possible d’affirmer qu’il s’agitde l’ordinateur le plus complexe jamais créé.Partie4 : Enigma et la cryptanalyseEnigma était une machineconçue par l’ingénieur électricien Allemand Arthur Scherbius. Ellefut utilisée durant la Seconde Guerre Mondiale par les Allemandsdans des optiques militaires et diplomatiques. Très complexe, lafonction principale de cette machine électromécanique était dechiffrer et déchiffrer des informations militaires importantesenvoyés par les dirigeants Allemands entre eux ; cette machineétait composée de roulettes rotatives qui permettaient de changerles lettres à chaque roulement, il paraissait donc inconcevable depouvoir casser les messages d’Enigma même en connaissant sonfonctionnement ; car il était nécessaire de connaître laséquence d’encodage de chaque machine.Alan Turing, uncryptologue et mathématicien britannique a joué un rôle importantpendant la Seconde Guerre Mondiale, avec la cryptanalyse de lamachine Enigma. Il n’était pas le seul à travailler sur cedéchiffrage, Marian Rejewsji, Henreyk Zygalski et Jerzy Rozycki ;qui étaient experts du bureau du chiffre du renseignement militairepolonais, de la cryptographie en général, avaient déjà commencéle travail avant cette guerre.

Toutefois, Turing va renouvelerl’approche de la cryptanalyse en en faisant une branche desmathématiques. L’approche est la suivante : elle consiste àconnaître l’algorithme de fonctionnement logique interne de lamachine, et non plus d’utiliser la méthode de force brute pourdéchiffrer les messages. En se basant sur l’imprudence deschiffreurs Allemands, il fut alors capable de déterminer lesréglages de toutes les machines (position initiale des rotors, leursréglages …). Ses recherchent furent alors complétées par cellesde William Gordon Welchman et le cryptanalyste Richard Pendered ;permettant ainsi la création de Bombe, une machine permettant dedécrypter les messages quotidiens de 10000 personnes. On estime quecette cryptanalyse a permis de réduire la durée de la SecondeGuerre Mondiale de deux ans.

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